La fiche Google Business d’un artisan : ce qu’il faut y mettre
Quand quelqu’un cherche « couvreur » et sa ville, la carte s’affiche avant les sites. Une fiche bien remplie rapporte souvent plus vite qu’un site neuf.
Écrit en septembre 2026 · 4 minutes de lecture
C’est la première chose que je regarde quand un artisan me contacte, avant même son site. Dans le bâtiment, une part importante des appels vient de là : quelqu’un tape un métier et une ville sur son téléphone, la carte s’affiche en haut, il appelle le premier qui inspire confiance.
La fiche est gratuite, elle se remplit en une heure, et pourtant la plupart de celles que je vois sont à moitié vides.
Ce qu’il faut remplir, dans l’ordre
Le nom exact de l’entreprise. Celui de vos devis, rien de plus. Ajouter des mots-clés dans le nom, du genre « Couvreur Arras pas cher », est contraire aux règles de Google, et ça se paie : la fiche peut être modifiée d’office, voire suspendue. Le gain est nul, le risque est réel.
La catégorie principale. C’est le réglage qui pèse le plus lourd sur les recherches où vous apparaissez. Une seule catégorie principale, la plus proche de votre métier réel, puis des catégories secondaires si vous faites plusieurs choses.
La zone desservie. Un artisan qui se déplace chez ses clients n’est pas obligé de publier son adresse, et il vaut souvent mieux ne pas le faire quand c’est votre domicile. Google prévoit ce cas : on masque l’adresse et on déclare les communes où vous intervenez. Listez celles où vous allez vraiment, pas le département entier.
Les horaires. Et surtout, tenez les à jour : les congés, les jours fériés, la fermeture du vendredi après-midi. Un client qui appelle pendant vos horaires affichés et qui tombe dans le vide ne rappelle pas.
La description. Quelques lignes qui disent ce que vous faites, pour qui, et depuis quand. Écrivez comme vous parlez au client sur le chantier.
Les prestations. La liste de ce que vous faites, poste par poste. C’est ce qui permet d’apparaître sur des recherches précises plutôt que sur le seul nom du métier.
Les photos. C’est ce qui fait la différence entre deux fiches. Des chantiers finis, des avant et après, votre camion, votre équipe. Prises au téléphone, elles suffisent. Évitez les photos de banque d’images : un client du coin reconnaît une maison qui n’est pas d’ici, et la fiche perd exactement ce qu’elle devait gagner.
Le lien vers votre site. Et si vous avez une page qui correspond à votre métier principal, pointez vers elle plutôt que vers l’accueil.
Les avis, sans y passer ses soirées
Les avis pèsent lourd, à la fois sur le classement et sur la décision d’appeler. Trois règles suffisent.
Demandez au bon moment. Le jour où le chantier est fini et où le client est content. Pas trois semaines après. Gardez le lien de demande d’avis dans vos messages types, et envoyez le par texto en repartant.
N’achetez jamais d’avis. C’est une pratique commerciale trompeuse, sanctionnée en France, et Google supprime régulièrement ces avis. Une fiche avec douze vrais avis vaut mieux qu’une fiche avec cinquante faux, qui finira nettoyée.
Répondez à tous, surtout aux mauvais. Une réponse calme sous un avis négatif convainc plus que dix avis cinq étoiles. Celui qui lit n’est pas le mécontent, c’est le prochain client.
Les erreurs qui coûtent cher
- Deux fiches pour la même entreprise. Ça arrive après un déménagement ou un changement de nom. Les deux se font concurrence et diluent les avis. Il faut en signaler une comme doublon.
- Publier son adresse personnelle sans le vouloir, en remplissant la fiche comme un commerce.
- Changer le nom au fil des saisons pour coller aux recherches. Voir plus haut.
- Laisser la fiche en friche pendant deux ans, puis se demander pourquoi le concurrent d’à côté passe devant.
Fiche ou site : par quoi commencer ?
Si vous devez choisir, commencez par la fiche. Elle est gratuite et elle rapporte vite.
Mais elle atteint son plafond seule : elle ne montre que quelques photos, elle ne raconte pas vos chantiers, elle ne répond pas aux questions qu’un client se pose avant de faire entrer quelqu’un chez lui. Et le lien vers un site sérieux fait partie de ce qui rassure sur la fiche elle-même. Les deux se tiennent.
Ce que je fais quand je m’en occupe
La fiche Google est comprise dans ce que je livre : création si elle n’existe pas, reprise si elle existe déjà, catégories, zone d’intervention, prestations, horaires, photos triées parmi les vôtres, et le lien vers la bonne page du site. Je vous montre ensuite comment demander un avis en trente secondes, pour que ça continue sans moi.
Le détail de ce qui est compris est sur la page d’offre, et si vous voulez que je regarde votre fiche actuelle avant toute chose, envoyez-moi votre nom d’entreprise : je vous dis ce qui manque, même si vous ne faites pas de site avec moi.

