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Refaire un site qui existe déjà : ce qu’on garde, ce qu’on perd

Un site qui tourne depuis cinq ans vaut plus que son apparence : son adresse est connue de Google, et c’est ça qu’il faut sauver. Le design, lui, se refait.

Écrit en septembre 2026 · 4 minutes de lecture

La phrase revient à chaque rendez-vous : « j’ai un site, mais il est moche, je préfère repartir de zéro ». Repartir de zéro, ce n’est pas grave pour le dessin. Ça l’est beaucoup plus pour tout ce que votre site a accumulé sans que vous le voyiez : une adresse que Google connaît, des pages qui ressortent sur certaines recherches, des liens posés ailleurs qui pointent vers vous.

Voici ce qui se garde, ce qui se perd, et ce qu’il faut préparer avant de toucher à quoi que ce soit.

Ce qui se garde toujours

Le nom de domaine. C’est votre adresse, et elle est indépendante du site posé derrière. Elle se transfère d’un hébergeur à l’autre. Vérifiez simplement une chose avant de commencer : qu’elle est déposée à votre nom, et pas à celui du prestataire qui vous a fait le site il y a huit ans. La facture de renouvellement vous le dira, elle arrive à celui qui en est titulaire.

Les textes et les photos. Rien n’empêche de les récupérer, même quand le site n’est pas exportable : on copie les pages, on trie, on garde ce qui est encore vrai. C’est souvent la partie qui vous a coûté le plus d’efforts, et on la garde.

L’ancienneté du domaine. Un domaine qui existe depuis des années n’est pas traité comme un domaine créé la semaine dernière. Le garder, c’est garder cette antériorité.

Votre fiche Google Business. Elle ne dépend pas du site, elle vit à part. On met simplement à jour le lien qu’elle contient.

Ce qui ne se récupère pas

Le site lui-même, s’il a été fait sur un éditeur fermé. Les constructeurs en ligne ne permettent généralement pas d’exporter des pages réutilisables ailleurs. Vous récupérez vos contenus, pas la mécanique. Ce n’est pas un drame : c’est justement ce que vous vouliez changer.

Les extensions et leurs réglages, quand le site tourne sur un gestionnaire de contenu. Formulaires, galeries, modules divers : ils ne suivent pas, il faut refaire l’équivalent.

Les boîtes mail, si elles sont hébergées avec le site. C’est le piège qui fait le plus de dégâts, parce qu’on n’y pense qu’une fois le courrier coupé. À vérifier avant la bascule, toujours.

Le vrai risque : perdre vos adresses

Chaque page de votre site a une adresse. Si le nouveau site range les mêmes contenus à des adresses différentes et que personne ne prévient Google, toutes les anciennes deviennent des pages introuvables. Vos visiteurs tombent sur une erreur, et ce que vous aviez gagné en référencement s’efface petit à petit.

La solution tient en un mot : les redirections. Une redirection dit au navigateur et à Google « cette page a déménagé, définitivement, elle est là ». Posée le jour de la bascule, elle transmet au nouveau site ce que l’ancienne page avait acquis.

Pour les écrire, il faut la liste des adresses actuelles. On la récupère dans la Search Console si elle existe, dans le plan du site (le fichier sitemap.xml), ou en parcourant simplement le site page par page. Ça prend une heure, et ça évite de repartir à zéro sans le savoir.

La liste à préparer avant de commencer

  1. Qui est titulaire du nom de domaine, et chez quel bureau d’enregistrement.
  2. Les accès : hébergement, gestionnaire du site, Search Console, fiche Google.
  3. Une copie des textes et des photos que vous voulez garder.
  4. La liste des adresses actuelles, pour les redirections.
  5. Les adresses mail liées au domaine, et où elles sont hébergées.
  6. La date de renouvellement du domaine, pour ne pas le laisser expirer au milieu du chantier.

Si vous ne retrouvez aucun accès, ce n’est pas perdu d’avance : le titulaire du domaine peut toujours en reprendre la main, c’est prévu pour.

Combien de temps sans site ?

Zéro, si c’est préparé. Le nouveau site se construit à côté, sur une adresse de travail. Le jour de la mise en ligne, on bascule, les redirections sont déjà écrites, et on vérifie dans la foulée que les anciennes adresses répondent bien.

C’est la seule bonne façon de faire : on ne coupe pas l’ancien pour commencer le nouveau.

Ce que je fais dans ce cas

Je refais le site sur une base propre plutôt que de rafistoler l’ancien, parce que c’est plus rapide et plus sûr. Mais on garde votre nom de domaine, donc votre adresse ne change pas, et on récupère vos textes et vos photos quand ils tiennent encore la route. On vérifie dès le premier échange que le domaine est bien à votre nom, les redirections sont en place le jour de la bascule, et je regarde après coup que les anciennes adresses mènent bien quelque part.

Le reste, le dessin, la vitesse, la lisibilité sur téléphone, c’est ce qui se voit. Ça ne vaut rien si vous perdez en chemin ce que votre site avait déjà gagné. Si vous voulez en parler pour votre cas précis, décrivez-moi votre situation, je vous dirai franchement si une reprise suffit.

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Parlons de votre métier avant de parler de sitec’est dans cet ordre que je travaille

Décrivez-moi un chantier récent, celui dont vous êtes le plus content. J’en tire ce qu’un visiteur devrait voir en premier, et je vous dis aussi ce qui, dans votre cas, ne servirait à rien.

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